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Portrait # 2 Adelina Colucci, photographe globe-trotteuse
Qui es tu ? Que fais-tu ?
Je m’appelle Adelina, je suis une fille des années 80. Hantée par le voyage et par les boîtes pleines de vieilles photos que je regardais enfant, je vis désormais à l’étranger et je suis photographe. Je travaille pour des particuliers qui veulent s’offrir des souvenirs en images, mais aussi pour différents labels et designers, à condition que leur démarche soit respectueuse des humains et de l’environnement.

Décris-nous ta famille ?
Avec mon amoureux nous avons 2 enfants. Bianca, la lunaire, née à Paris il y a bientôt 6 ans. Bonnie, la solaire, née il y a  presque 3 ans à Sydney. Toutes les deux vivent une enfance simple et sauvage, on essaie vraiment de les sensibiliser le plus possible à toutes les beautés qui les entourent.

Ton rapport à la mode et à la mode enfantine en particulier ?
Longtemps, j’ai eu besoin de posséder régulièrement de nouvelles tenues pour me plaire un peu. Évidemment c’était plus un problème de confiance que de garde-robe. Ce problème n’est franchement pas résolu, mais depuis que je vis dans une région où le shopping est difficile et loin d’être prioritaire pour beaucoup mon état d’esprit a radicalement changé. La pauvreté (ainsi que l’extrême richesse) marquent véritablement la société, ici c’est vraiment deux salles, deux ambiances. Les voitures hors de prix côtoient les chiffonniers et les inégalités sautent aux yeux . Les injustices permanentes ici me donnent souvent envie de brandir ma guillotine (oui, je resterai à jamais parisienne).
En ce qui me concerne, mon placard est minimaliste et j’ai gardé mes basiques favoris, les mêmes depuis 10 ans et plus encore. Tee-shirts mous en lin, mini shorts, jeans élimés et perfecto de toujours forment mon uniforme.
En revanche, mes enfants, eux, grandissent et ont régulièrement besoin de nouveautés. Nos différentes expatriations et les enseignements que l’on en tire à chaque fois ont fait que les habiller est devenu pour moi un acte militant : les vêtements de Bianca seront utilisés ensuite par Bonnie (leurs différence de taille s'atténue et on tend vers une garde-robe commune). Leurs habits doivent être très jolis ET conçus dans le respect des ouvriers et de la planète.
On revend quelques pièces  afin de pouvoir racheter un peu, et nous privilégions les achats de seconde main. Les enfants possèdent juste assez d’habits, dans de très belles matières naturelles. Nous recherchons des vêtements intemporels qui durent et qui resteront beaux lorsque nous les donnerons aux enfants défavorisés du quartier. Les vêtements que j’ai l’immense chance de recevoir grâce à des collaborations (avec des marques sélectionnées très soigneusement pour leur engagement éthique) sont portés quelques mois puis donnés à l’orphelinat voisin.
Pour plein de raisons, un peu confuses, c’est important pour nous les parents que nos enfants soient conscientes de la réalité autour d’elles, d’agir à notre tout petit niveau. Et choisir des labels responsables tout au long de la chaîne de production est notre façon d’être solidaire et de contribuer à cet effort.

Ta pièce favorite chez Ketiketa cette saison ?
J’ai un gros faible pour les dos-nus, les bretelles croisées et tout ce qui dévoile un peu la peau caramel des belles journées d’été.  La robe Adèle est à tomber par terre !

Un souvenir vestimentaire de ton enfance ?
De mon enfance je garde le souvenir de ma grand-mère couturière. Dévouée et aimante comme personne, et toujours prête pour donner vie à mes envies vestimentaires les plus improbables. J’étais très inspirée par le fluo, les jupes qui tournent et les patins  à roulettes. Grâce à elle, les années 80 ont été encore plus intenses pour moi !

Le film, la musique ou le livre que tu adores voir/écouter/lire avec tes enfants ?
En chœur : TOTORO ! Notre dessin animé préféré à tous les 4. On l’adorait avant d’être parents et on est trop content de le regarder en famille à présent.
Quant aux histoires, Bianca me dit « le chat de Mossoul », et Bonnie « Petite et grande Simone de Beauvoir », chacune sans hésitation!

Une personne qui t'inspire ?
J’ai lu la bio de Berthe Morisot dernièrement et son parcours m’a beaucoup parlé. J’aimais déjà sa façon de peindre l’intime, la texture des étoffes et les reflets de la peau. Et en découvrant son parcours plus en détail, son combat féministe imperturbable mais acharné, je me dis que j’aurais vraiment aimé pouvoir la rencontrer pour lui faire un high five.

Une boutique enfant ou un site enfant qui te fait craquer/que tu adores ?
J’adorais la boutique Kidostore à Clovelly, quand on vivait à Sydney. J’ai découvert Anna Pops dernièrement et leur sélection est très cool aussi ! Et j’admire l’engagement des québécois Boutique Minicycle.
 
Pour en savoir plus sur le travail d'Adelina et les choses qui l'inspirent,
suivez-la sur instagram @dailyaday